Simulateur gratuit
Calculez la pension alimentaire
Trois méthodes coexistent, et elles ne donnent pas le même chiffre. Le simulateur officiel n’en délivre qu’une — celle sur laquelle un juge n’a justement pas le droit de se fonder seul.
Un week-end sur deux et la moitié des vacances.
Net imposable : salaire et autres revenus.
Loyer ou crédit, énergie, transport, impôts.
Alimentation, vêtements, part du logement, cantine, transport.
Frais particuliers de l’enfant
Montants mensualisés, par enfant. Le barème officiel les ignore entièrement.
École privée, fournitures.
Sport, musique.
Estimation indicative. La contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant est fixée par le juge aux affaires familiales à proportion des ressources de chacun des parents et des besoins de l’enfant (art. 371-2 du Code civil), et son appréciation lui appartient. La méthode du reste à vivre formalise un critère que la loi énonce sans le chiffrer : le juge n’y est pas tenu. Ce simulateur ne constitue pas une consultation juridique.
Les trois façons de calculer une pension alimentaire
Le reste à vivre. On soustrait des revenus de chaque parent ses charges de la vie courante, et le coût de l’enfant se répartit entre eux au prorata de ce qui leur reste. C’est la seule méthode qui réponde aux trois exigences de l’article 371-2 du Code civil, et celle vers laquelle les juges reviennent quand le barème produit un résultat inadapté. Elle suppose de connaître la situation des deux parents.
Le pourcentage des revenus. De 10 à 20 % des revenus du parent qui n’a pas la résidence de l’enfant. C’est la plus simple, et souvent la moins retenue : elle ignore les ressources de l’autre parent comme les besoins de l’enfant. Elle reste le repère de négociation le plus répandu — raison suffisante pour savoir ce qu’elle donne, puisqu’on vous l’opposera.
Le barème officiel. Une table publiée par le ministère de la Justice, appliquée au seul revenu du parent débiteur. C’est la plus contestée : la Cour de cassation refuse qu’un juge s’y tienne, et elle n’a qu’une valeur indicative. Elle s’arrête d’ailleurs à 5 000 € de revenu mensuel — au-delà, plus aucune référence publique n’existe, et c’est le reste à vivre qui emporte la décision.
Sur une même situation, ces trois méthodes produisent couramment des montants allant du simple au double. Savoir laquelle sert votre position, et laquelle vous sera opposée, constitue l’essentiel de la discussion.
Questions fréquentes
Le barème officiel s’impose-t-il au juge ?
Non, et c’est essentiel. La Cour de cassation a jugé qu’une cour d’appel viole l’article 371-2 du Code civil en fondant sa décision sur la table de référence, fût-elle annexée à une circulaire : il lui incombe de statuer « en considération des seules facultés contributives des parents de l’enfant et des besoins de celui-ci » (1re civ., 23 octobre 2013, n° 12-25.301, publié au Bulletin). La table reste un repère indicatif, rien de plus.
Quels critères la loi impose-t-elle ?
Trois, et ils sont cumulatifs. L’article 371-2 du Code civil dispose que chacun des parents contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants « à proportion de ses ressources, de celles de l’autre parent, ainsi que des besoins de l’enfant ». Le barème officiel n’en retient qu’un seul — le revenu du parent débiteur.
Comment se calcule le barème du ministère de la Justice ?
On déduit du revenu net imposable du parent débiteur un minimum vital, puis on applique un taux qui dépend du nombre d’enfants et de l’amplitude du droit de visite. Pour un enfant, ce taux est de 18 % en accueil réduit, 13,5 % en accueil classique et 9 % en résidence alternée. La table s’arrête à six enfants et à 5 000 € de revenu mensuel : au-delà, il n’existe aucune référence publique.
Une pension est-elle due en résidence alternée ?
En principe non : chaque parent assume l’enfant pendant son temps de garde. Il n’y est dérogé qu’en cas de disproportion manifeste des revenus, et le montant retenu reste alors nettement inférieur à celui d’une garde classique. Un écart de quelques centaines d’euros ne suffit pas ; la disproportion s’installe plutôt à partir de deux à trois mille euros de différence mensuelle.
Et si j’ignore les revenus de l’autre parent ?
C’est le cas le plus fréquent. La méthode du reste à vivre ne peut alors pas être conduite, puisqu’il lui manque deux des trois critères légaux. C’est précisément ce qui justifie de demander au juge que l’autre parent justifie de ses ressources et de ses charges — une mention que votre requête doit comporter.
Les frais de scolarité et de santé sont-ils compris ?
Pas nécessairement. École privée, activité sportive onéreuse, soins non remboursés, frais de trajet du droit de visite : ces postes peuvent être inclus dans la pension ou faire l’objet d’une répartition distincte. Il vaut mieux le préciser, faute de quoi la discussion recommence à chaque dépense. Le barème officiel les ignore entièrement.
La pension peut-elle être révisée ?
Oui, à tout moment, dès lors que la situation a changé — déménagement, perte ou changement d’emploi, évolution des besoins de l’enfant. Le juge aux affaires familiales est saisi par requête, et les parties s’y défendent elles-mêmes, sans avocat obligatoire.